Le monde devient-il plus rationnel ?

Rationnalité rationnel les éveillés

Qu’est-ce qui peut caractériser un monde rationnel ? En somme, vivions-nous mieux aujourd’hui que dans le passé ? Le monde ne cesse d’évoluer, mais évolue-t-il dans le bon sens ? Toutes ces questions, bien que subjectives et propres à chacun, sont néanmoins la base de toute réflexion humaniste. Les éveillés portent la réflexion sur la rationalité.

 

Qu’est-ce qui définit un monde plus rationnel ?

 

Notre monde répond avant tout à des critères de rationalité, en effet les décisions prisent par les gouvernements, les entreprises, les ménages, en somme les hommes, se veulent être rationnelles. Mais qu’est-ce que la rationalité exactement ? La rationalité caractérise un comportement qui se veut être influencé par la raison. Ainsi, différentes raisons s’offrent aux hommes. La recherche de la connaissance est identifiée comme le rationnel et au contraire la pratique, la nomme est le raisonnable. En économie, la rationalité est caractérisée par l’objectif de tout acteur, qui est la maximisation de son utilité économique (produire plus à moindre coût ou consommer plus à moindre coût). L’utilisation de la raison dans son comportement semble être la clée qui permet d’obtenir un monde rationnel. La raison, qui est cette faculté que l’homme a de définir le bien et le mal ou plus généralement de fixer des critères de vérité et d’erreur, d’acceptation et de réfutation, qui lui permettent ainsi de discerner le bien du mal.

 

Notre monde connut d’important courant rationaliste tout au long de son histoire. Il fut vite divisé en deux : Orient et Occident, puis Empire contre Coalition, Allié contre Axe, métropole contre colonie, Bloc de l’Ouest contre Bloc de l’Est… Cette rationalisation du monde est faite de différentes visions, telles que le capitalisme contre le communisme, qui amène les hommes, inondés de raison et de bienveillance à définir le bien et le mal et à l’imposer à autrui. Cette rationalité par la force est bien connue sous le nom de conflit ou de guerre. Mais alors comment un conflit, ou une guerre peut-être rationnelle ?

 

La rationalité par la force !

 

La rationalité d’un ensemble, ne peut-être possible que par la somme des rationalités des acteurs individuels. En sommes, cette rationalité sera traduite par l’existence ou non de l’État. C’est ainsi que le paradoxe de Condorcet se définit, puisque selon lui il n’existe pas de décisions sociales indiscutables. Le choix de normes rationnelles ne va donc pas être le même pour tous les acteurs, c’est ce qui marque notre différence et notre diversité. Sachant que le rationnel se base sur l’expérience empirique des individus, l’interprétation de la réalité dépendra à son tour de l’interprétation de son expérience par l’individu. En somme, un individu qui aura connu que le communisme et qui aura alors que cette expérience l’interprétera en fonction de son ressentit positivement et inversement un individu qui aura connu le capitalisme interprétera le communisme de façon négative.

 

C’est à partir de ce jugement qu’on a longtemps imposé une rationalité par la force, tel que l’on fait les Américains en envoyant leur flotte utiliser la politique de la canonnière pour ouvrir le Japon, un pays qui avait alors connu près de 200 ans de paix, avant même que les Portugais n’essayassent sans succès d’y installer une influence catholique. C’est donc sur des interprétations de rationalité qu’on impose une vision en définissant le bien du mal, sous des prétextes fallacieux, puisqu’ils sont toujours économiques.

 

Le bien et le mal n’existent pas !

 

Afin de pouvoir justifier cette rationalité, les assoiffés de libertés et de paix vont pouvoir la contextualiser sous le format d’un dilemme moral, car la morale répond au principe de valeurs que la société nous inculque dès le plus jeune âge. On va ainsi créer le bien et le mal. Le bien est la définition de cette rationalité, qui a poussée certains peuples à bouleverser l’ordre mondial et les civilisations, c’est ainsi que les Occidentaux ont fait chuter des gouvernements, comme les Américains (Irak, Afghanistan, Ukraine…) ou les Français en Libye.

 

Le bien est cette ouverture à une économie mondialisée, c’est le même bien qui poussa les Anglais à mettre en place leur politique de la canonnière en Chine durant les deux guerres de l’opium, et ce même à créer un désastre sanitaire avec cette drogue. Qu’en est-il des combattants d’Al-Qaïda, ce mal qui sévit au Moyen-Orient ? Ce mal qui fut formé et armé par le bien pendant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. La perception qu’ils ont de notre bien n’est pas si différente de celle que nous avons à leur égard. Qui a donc raison ? Il est difficile de se prononcer, tout est une question de mots !

 

Quand on inverse le sens des mots, l’État devient ingérable

 

La question du sens des mots est importante, car il y a quelques années l’impérialisme économique était une notion prohibée en France. Aujourd’hui, déguisé sous différents termes à connotation moins péjorative, le libéralisme comme on l’appel est-il réellement le même libéralisme prôné par Hume, Bastiat ou Hayek ? Il ne semble pas, car pour ces penseurs, le libéralisme n’est pas équivalent à un impérialisme économique ou à un capitalisme de connivence (impérialisme économique ou capitalisme de connivence, car aujourd’hui, une poignée d’entreprises multinationales, plus puissantes que des États, conquiert le monde en imposant leurs lois).

 

C’est de cette rationalité qu’il apparaît normal que 1% de la population mondiale possède plus de richesse que les 99% de la population planétaire. Or, le vrai libéralisme doit permettre à tous de profiter des fruits de la création de richesse, sous le même principe, des premiers capitalistes qui ont fondé la VOC à Amsterdam. La rationalité est vite troquée face à l’intérêt personnel, c’est ce qui pousse les puissants à manipuler, tromper et mentir sous l’autel de l’ordre mondial et de la paix dans le monde.

 

Éveillons-nous et prenons conscience de notre monde, civilisation, société et du poids que cela implique sur d’autres populations et sur notre planète. Réussirons-nous ce pari osé, pour les générations futures ? Que dira l’histoire de nous ?

 

 

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