Sommes-nous réellement libres ?

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https://www.leseveilles.info/2016/10/22/la-liberte-libres
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Qu’est-ce que la liberté ? Ou plutôt sommes-nous réellement libres ? Cette question peut paraître peu pertinente dans le contexte actuel et pourtant cette question n’a jamais été aussi actuelle ! Les éveillés, vont vous expliquer pourquoi.

 

La liberté qu’est ce que c’est ?

 

La liberté est une notion vague et difficilement définissable. La liberté est souvent traduite par la liberté d’action et de mouvement. Cependant, cette notion est beaucoup plus large et complexe. Au sens philosophique et politique, la liberté est surtout l’aptitude à exercer sa propre volonté. Cette notion qui a émergé avec la Révolution française est un principe fondamental de notre république. Selon la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, en son article 4 : « la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Cependant sommes-nous réellement libres ?

 

Notre liberté actuelle

 

Aujourd’hui, la France, pays du droit de l’homme et du citoyen, est considérée comme l’un des pays les plus libres au monde. Cependant qu’en est-il ? La liberté est-elle réellement ce que l’on croit ? Il est sûr que contrairement à certains pays du monde notre liberté est à envier, mais dernièrement la liberté semble s’effacer brusquement sous l’impulsion d’un mouvement presque invisible. La finance, la politique, les médias semblent alors liés et n’hésitent pas à influencer notre liberté par différents moyens plus ou moins légaux, juste, dénué de liberté.

 

Le monde de la finance a toujours été une filière à part en tiers contrôlant notre sphère économique. Impossible de nier que nous consommons chaque jour principalement les produits de grands conglomérats économiques. Ainsi que ce soit Nestlé, Danone, BNP, Wallmart, Général Motor, EDF, Véolia, Total, Apple… La majorité de nos produits et services proviennent des 80 000 firmes transnationales présentent dans le monde. Nous avons donc la liberté de consommer les produits de ces firmes, cependant est-ce réellement le cas ? La majorité des produits alimentaires appartiennent à un oligopole bien connu, qui n’hésite pas à nous tromper. Car au-delà du choix, gage de liberté mis en avant par les différentes marques de produits, ces dernières appartiennent généralement au même groupe. De plus, on vous trompe sur la fabrication, les pratiques frauduleuses, anticoncurrentielles, antisociale, environnementale et éthique. Car en vous donnant la « liberté » de choisir entre différents produits, on enlève la Liberté aux producteurs et sous-traitants de fixer le prix de vente de leurs matières premières (comme c’est le cas pour le lait). On enlève la liberté aux salariés de négocier leurs avantages sociaux. On enlève la liberté aux producteurs et sous-traitants dans leurs choix de production (car pour survivre, ils doivent s’industrialiser, s’endetter, polluer…). La vraie liberté réside dans les circuits courts, ou vous aurez un réel choix du produit, dans une production plus responsable, respectant des valeurs sociales, environnementale et éthique.

 

Notre liberté est mise à mal par la mondialisation qui n’est pas au service de l’homme, mais des sociétés du CAC 40 et du SBF 120. Les traités tels que la CETA et avant lui le traité transatlantique en est une preuve. Des traités qui ne sont pas votés par référendum et qui mettraient à mal notre économique du fait de notre mode de vie. Ces traités sont portés par ses transnationales qui cherchent la standardisation des produits (car moins cher à produire) et à détruire le jeu de la libre concurrence.

 

Notre politique actuelle

 

Actuellement, notre politique n’est guère un gage de liberté. Rappelez-vous le référendum de 2005. Ce référendum portait sur la mise en place d’une constitution européenne. Le non l’emporta à 54,68%, promesse d’une écoute du peuple français qui s’oppose alors à la mise en place de cette constitution. Avec les Pays-Bas, la France s’oppose alors au projet de constitution et fait que le traité de 2005 est le premier référendum qui échoue en Europe. Pensant que la liberté a gagné, l’Europe reste alors une promesse de liberté pour la plupart de nos concitoyens. Cependant, en 2007 coups de théâtre ! Le traité de Lisbonne qui change de dénomination est voté par voix parlementaire. Ce traité qui n’était pas une constitution européenne reprend cependant la majeure partie des éléments du traité de 2005. Ayant subi une reformulation notoire, les éléments et les idées sont pourtant similaires. Gage de liberté ? Il semble que non, le traité est voté par voie parlementaire par peur d’un nouvel échec du référendum. C’est cette liberté que le peuple a ! La liberté de s’opposer à un projet constitutionnel, et de le voir adopté par d’autres moyens, qu’en lui demandant son avis.

 

De nombreux autres exemples peuvent être cités. L’imposition par le gouvernement aux communes françaises de l’accueil des migrants en fait partie. Le gouvernement, plutôt que de demander l’avis aux communes et aux citoyens de ces mêmes communes de décider ou non d’accueillir des migrants, décide de l’imposer. Car, il est évident qu’il faut aider et donner droit d’asile à ces personnes, mais le peuple doit être consulté, sachant que ce dernier ne l’a pas été quant au choix de faire une guerre qui à amené ces migrants. Est-ce une preuve de liberté ? De démocratie ? C’est pour cette absence notoire de liberté que la France a voté pour ces gouvernements ? Demain, les élections présidentielles et législatives se profilent, et ce une fois encore sans liberté.

 

Les élections sont la preuve du manque de liberté en France. Même si la France a fait le choix du suffrage universel direct qui est une bonne voie démocratique et de liberté, les campagnes électorales sont un manque cruel de liberté, tout comme les seconds tours. Nous pouvons actuellement voir dans la presse et les médias, l’enjeu médiatique primer sur la liberté. Sans parler des discriminations et de la manipulation effectuée par ces derniers lors des élections, le résultat n’est qu’un lavage d’esprit imposé à la population. La liberté veut qu’on vote pour des idées et contre des idées, ce qui impose de voter pour un candidat portant ses idées et de voter blanc quand ce n’est pas le cas.

 

De plus, la question du second tour se pose. Il suffit simplement de voir les résultats des votes au premier et second tour. Par exemple lors des élections régionales de 2015, s’il n’y avait eu qu’un tour, le FN aurait eu 6 régions, contre 3 pour le PS et 4 pour les républicains (hors DOM-TOM). AU deuxième tour, le PS a eu 5 régions, les républicains ont eu 7 régions et le FN n’en a eu aucune. Il est inutile de rappeler que le balai médiatique a été si important que les votes ont alors changé. La question à savoir quant à la nécessité des médias dans les élections est alors soulevée. Est-ce un critère de liberté au pays des droits de l’homme ?

 

La liberté que nous devons bâtir !

 

La liberté devrait être un principe respecté en France. Ainsi, tel l’esprit de l’acropole, les décisions devraient être prises par référendum, par le peuple et pour le peuple et non au service de quelques privilégiés. Au niveau local, les pouvoirs devraient être redonnés aux communes et régions pour prendre des décisions de proximités et non des décisions globales qui ne satisfont ni le peuple, ni le monde, mais une élite technocratique qui pense être maître du savoir. Ainsi les décisions devraient être prises par tout le monde, car nous sommes tous concernés. Comme dans la Grèce antique, les décisions étaient prises sur les places principales par tous les citoyens, il faudrait alors revenir à ce système en impliquant tous le monde (homme/femme) dans le processus démocratique, car la politique doit être au service de l’homme et non le contraire. Le peuple doit retrouver sa souveraineté et rentrer dans un processus de mondialisation qui ne lui soit pas nocif. Cela passe par la lutte contre la financiarisation, mettre en place une réelle atomicité des acteurs et interdire les montages en LBO et fusions-acquisitions néfastes au marché. Rendre au média leurs indépendances pour qu’ils effectuent leurs réelles missions d’informations et non de désinformation dans le but de contrôler la masse. En sommes, la liberté c’est de mettre l’humain au centre de toutes prérogatives pour préserver sa liberté.

 

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