L’immigration, ou le grand tabou de la nation !

l'immigration calais les éveillés

RSS
Follow by Email
Facebook
Facebook
Google+
Google+
https://www.leseveilles.info/2016/09/05/limmigration-grand-tabou-de-nation
LinkedIn

À l’approche de l’élection présidentielle de 2017, l’immigration est un sujet épineux ! Et pour cause, la population devient de plus en plus divisée et la perte de l’identité nationale est un facteur qui aggrave ce phénomène de division. Les éveillés reviennent sur un contexte migratoire plus que tendu !

 

Une politique d’immigration fondée sur des principes !

 

La politique d’immigration française, répond au principe de droit du sol instauré en 1515, ainsi que par la notion de droit du sang. En fonction des régimes ces notions évoluent et sont marquées par les empires coloniaux et les grandes guerres européennes. À partir de la Première Guerre mondiale, l’immigration répond à une demande économique particulière. Les impératifs de la guerre, augmente la demande de main-d’œuvre dans un premier temps pour l’armement, puis pour la reconstruction et la reprise économique. Cette main d’œuvre provient essentiellement des colonies françaises et des pays européens avoisinant le territoire national.

 

Durant l’entre-deux-guerres, l’immigration connaît un essor en France du fait de la situation politique et économique en Europe de l’époque. On retrouve ainsi de nombreux immigrés politiques provenant de pays sous dictature (Espagne, Italie, Portugal, Allemagne, Russes…). Après la chute de l’Europe, de nombreuses personnes de confession juives ont cherché un asile en France. Il en est de même pour la Pologne, suite à son annexion par Hitler, un grand nombre d’immigrés polonais arriva en France. La période de la Seconde Guerre mondiale, vue de fort mouvement migratoire, afin d’échapper à la guerre et à ce qu’elle impliquait.

 

Le 2 novembre 1945, la France met en place la politique du regroupement familial, qui a pour conséquence d’augmenter l’immigration à destination de la France, pour raison économique. Cette politique du regroupement familiale permet à une personne ayant immigré de pouvoir faire venir sa famille en France. En effet, la fin de la guerre marque la période de reconstruction et les trente-glorieuses, qui sont synonymes de plein emploi, de croissance et donc de demande de main d’œuvre. La décolonisation se suivant, de nombreux réfugiés politiques sont accueillis en France, tels que les Harkis. Cette politique migratoire durera jusque dans les années 70 et les différentes crises économiques qui suivirent, ont eu pour conséquence, différentes politiques migratoires plus ou moins souples.

 

De nos jours, la politique d’immigration française est influencée par l’Union européenne. Toujours basé sur le regroupement familial.

 

Constat de la politique d’immigration française

 

Aujourd’hui, l’immigration reste un sujet tabou en France. Et pour causes, depuis les années 70 aucune décision concrète n’a été prise, seules les conditions d’attributions de la nationalité ont été modifiées, puis réinstaurées du fait de mouvement populaire. La France reste victime de son passé et garde l’image d’un colonisateur. Cependant, il faut reconnaître que le pays a depuis changé. La France est le septième pays au monde qui accueille le plus d’immigrés, sa politique d’aide en fait l’un des pays qui aident le plus financièrement les personnes issues de l’immigration. L’immigration aurait ainsi engendré selon Gerard Pince, près de 65% du déficit des finances publiques en France en 2011. Ce taux s’explique en grande partie par les prestations sociales, qui sont accordés aux personnes immigrantes et par, leurs manquent de participation dans le revenu fiscal français.

 

L’immigration française peut ainsi ne pas forcément être bénéfique pour le pays. En effet, des études de l’OCDE et de l’Union européenne expliquent qu’avoir une politique d’immigration des plus libérales est un facteur permettant la croissance. Cependant, ces études ne sont démontrées ni par des chiffres ni par la réalité. Depuis la crise des subprimes, l’Union européenne est-elle en croissance ?

Il est important de comprendre que les politiques d’immigration dans certains pays, comme les États-Unis, répondent à des enjeux économiques importants. En effet, seuls nos scientifiques, chercheurs et entrepreneurs y sont acceptés. C’est ce qu’on appelle l’immigration sélective.

 

En France, selon le gouvernement, seulement 40% des personnes immigrées en âge de travailler, travailleraient. Cet indicateur est important pour comprendre que notre politique d’immigration est dépassée. L’insertion est presque inexistante, parce que l’instruction n’existe plus ! La France n’est pas un pays accueillant envers les immigrés, elle n’est ni la promesse d’une vie meilleure ni d’une bonne intégration selon les valeurs républicaines qui font de la France le beau pays qu’elle est : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Les politiques d’immigration sont toujours mises en place dans un but précis. La majeure partie du temps, la politique d’immigration vise à répondre à un besoin de main-d’œuvre. Cette situation rentre dans le cadre de plein emploi, du fait d’une croissance économique forte ou en cas de force majeure (guerre, catastrophe naturelle…). Depuis quelques années, la France, comme ses homologues européens, connaît une succession de crises économiques, qui engendre un contexte économique difficile et une croissance en berne.

 

La politique d’immigration doit donc tenir compte des contextes économiques, puisqu’en situation de plein emploi, il y aurait 100% de personnes immigrées en âge de travailler qui travailleraient !

 

Un contexte culturel difficile

 

Cependant, le problème d’immigration n’est pas qu’économique en France, mais aussi culturel. Par exemple, selon le sociologue Hughes Lagrange, les jeunes issues du Sahel seraient surreprésentées dans la délinquance française. Cette explication serait due en partie à une appréhension très limitée sur la culture du pays d’accueil. Et pour cause, on retrouve une immigration, qui se retrouve sans culture ou du moins, celle de son pays d’origine et qui l’impose à son pays d’accueil. La question qui se pose est alors, pour qu’elles raisons ces personnes viennent-elles en France ?

 

Il est évident qu’une personne souhaitant résider dans un pays différent du sien le fera en apprenant la culture du pays dans lequel il souhaite résider. L’immigration n’est plus en somme un phénomène choisi par ces personnes, mais une nécessité, qui les poussent à venir dans un pays pour de simples raisons économiques. La mondialisation accentue le phénomène d’immigration et de « déculturalisation ». Aujourd’hui, le français qui souhaite préserver sa culture, son pays, son idéale de vie est identifié à une idéologie qui n’est pas la sienne : celle du racisme ! Il n’est pas de honte à vouloir défendre ses différences, car ce sont elles qui définissent ce que nous sommes.

 

La politique d’immigration française doit être revue en profondeur. Car comme le disait Michel Rocard : « je pense que nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, que la France doit rester ce qu’elle est, une terre d’asile, mais pas plus » . Il est important que toutes les personnes qui soutiennent la politique d’immigration actuelle se demandent qu’est-ce qu’ils ont à offrir à ces gens ? Le chômage ? La misère ? Les cités et la délinquance ? Ce n’est pas être altruiste que de penser qu’on peut offrir un meilleur avenir à des personnes quand ce n’est pas le cas !

 

La politique d’immigration doit répondre à des règles, pour être en accord avec ce que nous sommes, notre culture, notre histoire, notre patrie. Car sinon tous les hommes, qui à travers les siècles ont défendu notre patrie, notre culture ou nos libertés, seront morts en vain. L’immigration doit correspondre à la conjoncture et l’état du pays. Car quand la population française souffre d’un chômage récalcitrant, survie difficilement à la conjoncture du pays, il n’est pas bénéfique pour la population, le pays et les populations immigrées que de les faire venir en France. L’immigration doit se faire, avec des personnes qui ont envie de vivre réellement en France. Pour être efficace, les personnes qui veulent résider et devenir Française doivent accepter et défendre notre idéale de liberté, égalité, fraternité. Les personnes issues de l’immigration doivent tout en gardant leurs cultures adhérer à la culture française, la respecter et la défendre, car c’est grâce à cette dernière qu’ils ont la liberté de devenir français et donc d’être nos concitoyens.

9 Comments

  1. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit le proverbe. C’est le cas du regroupement familial qui avait des raisons d’exister en 1945, de même que les avantages à la fonction publique de l’époque ne sont plus nécessaires maintenant: on n’a plus peur qu’ils s’en aillent, la sécurité de l’emploi étant très recherchée.
    Faire venir des populations à qui on n’a que l’assistance à offrir nous coûte très cher et nous empêche – comme la mondialisation – d’aider ces pays pauvres à produire pour eux et chez eux par le moyen du retour au pays des premiers immigrés arrivés. L’ ÉTAT n’ayant plus les moyens d’aider leurs pays par des prêts sans intérêt, type plan Marshall.
    En effet les dépenses occasionnées par la mondialisation qui met au chômage des millions de nos travailleurs, donc ne cotisant plus alors qu’ils coûtent cher à entretenir, et d’autant plus cher que l’oisiveté est la mère de tous les vices, alcool, drogue, mal bouffe, etc et par l’assistance au regroupement familial rendent nécessaire la croissance des impôts payés par le secteur productif, ce qui obère sa compétitivité, comme le choix malheureux des cotisations au lieu de l’impôt pour financer les charges sociales, les cotisations, augmentées de la TVA, rentrant obligatoirement dans la composition des prix.
    En remplaçant ces cotisations – ou règle du chacun pour soi – par l’impôt comme la TVA nous renversons complètement la donne et favorisons les petites entreprises – celles qui emploient le plus – au lieu des grandes .
    Or nous manquons de demande et nous pratiquons une politique de l’offre ! Tous les pays riches s’acharnent sur la compétitivité sans voir que ce sont les concurrences déloyales qu’il faudrait abolir. Ils s’enfoncent dans la dette et certains, comme la France, estiment que 3 % de déficit, ce n’est pas assez ! Ils feraient mieux de regarder cette erreur de la mondialisation et du regroupement familial, sans parler du travail au noir, du bricolage – facilité par les 35 h – et de la robotisation – très bonne pour la compétitivité mais très mauvaise pour l’emploi !
    Les robots produisent beaucoup = détruisent beaucoup de demande ,
    mais consomment très peu, alors que c’est de demande que nous manquons ! Quel produit ne fait pas de publicité ?
    Avec le remplacement des cotisations- patronales aussi – par la TVA embaucher ou augmenter les salaires coûterait 2 fois moins, robotiser ou numériser – Macron se trompe lourdement et n’a pas compris cette logique inverse dont parlait Michel S, il poursuit, en l’amplifiant cette politique de l’offre – rapporterait 2 fois moins !

  2. J’ai fait une fausse manoeuvre !
    Une 2ème mesure renforcerait une demande que l’on peut satisfaire c’est l’indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée au niveau de 50 %. Toutes les entreprises feraient ce que chacune souhaite que les autres fassent, augmenter les salaires !
    Un gros avantage étant aussi que ce ne serait plus intéressant d’exploiter la misère du monde sous prétexte de solidarité, tout excès de valeur ajoutée subissant ce prélèvement de 50 % et supportant aussi une TVA remplaçant les cotisations.
    Les produits français n’augmenteraient pas du fait – d’une assise plus large -la contribution des produits importés et de la robotisation.
    Le caractère injuste de la TVA serait corrigé par une redistribution partielle le rendant même progressive au point de pouvoir remplacer l’impôt sur le revenu !
    La TIPP très lourde sur les carburants, subissant le même traitement que la TVA pourrait être augmentée, ce qui favoriserait la lutte contre le réchauffement climatique.
    Car il n’est pas normal et pas sérieux que le prix des carburants soit aussi peu dissuasif pour les gros revenus se pavanant en grosses voitures !

    • Il est sur que les mesures politiques doivent s’adapter en fonction de la période, de la démographie ou d’autres facteurs qui influencent directement le monde! Nous n’avons en effet pas les moyens de porter qu’assistance à ces personnes. C’est inhumain ce qui est fait. Il est certain qu’en étant dans une situation d’emploi, l’immigration pourrait être mieux régulée.

  3. « Je suis en effet frappé par l’indigence prospective, sociologique, voire historique, de la plupart des discours qui nous sont assénés sur l’économie. Or, pour moi, le renouvellement des systèmes de pensée, des concepts, des théories est la tâche la plus urgente de ce premier siècle commençant. De cela, j’ai eu l’intuition de façon très précoce. En 1967 déjà, quand je travaillais avec mon épouse Paulette sur la politique d’accueil des travailleurs étrangers en France, j’ai été estomaqué de voir que l’on reconduisait, au lendemain des indépendances, des politiques d’immigration inventées entre les deux guerres pour accueillir des travailleurs polonais, italiens ou même belges. »
    C’est un extrait des réflexions de Pierre Calame, polytechnicien et ingénieur des ponts, ancien haut fonctionnaire, créateur et président actuel de la fondation pour le Progrès de l’homme.

  4. Il ajoutait : « Et, tout au long de mes quarante années professionnelles, je suis ainsi allé d’étonnement en étonnement, de surprise en surprise, découvrant sans cesse qu’on voulait penser demain avec les idées d’hier, gérer demain avec les institutions d’avant-hier. Dans ces décalages, parfois de plusieurs siècles, entre les systèmes de pensée, les institutions, et la société que l’on a à gérer, réside l’une des clés essentielles des défis et drames du monde d’aujourd’hui. A vouloir former les futures élites avec un modèle d’université inventé par Von Humboldt au début du 19ième siècle, à prétendre régir la planète avec des Etats nations présumés souverains dont la conception date du Traité de Westphalie de 1648, à vouloir gérer les sociétés et les rapports entre l’humanité et la biosphère avec les institutions cloisonnées héritées du passé, à vouloir enfin fonder la croissance, la prospérité et la paix des nations sur une croissance indéfinie de la consommation de biens et de services gourmands en énergie et en matières premières, on allait au drame aussi sûrement que les héros de la tragédie grecque, jouets de leurs passions et des rivalités de leurs dieux. »

  5. Les élites sont conservatrices…de leurs privilèges :  » Qui pose la question, celui qui sait. Qui répond, celui qui ne sait pas  »
    Confortable !
    Heureusement qu’il y en a qui  » ne savaient pas…que ce n’était pas possible ! » et qui ont  » inventé  » l’ A-venir !

  6.  » Ce n’est pas parce qu’on se trompe depuis 2000 ans qu’on est obligé de continuer  » disait Ambroise Paré, qui n’avait pas le diplôme de chirurgien, parce qu’il fallait parler latin pour ça !
    A propos de la ligature des plaies au lieu de la cautérisation.

    • Ambroise Paré avait raison, le pire pour toutes sociétés est l’inertie! Il vaut mieux se tromper en essayant que ne rien faire. Or aujourd’hui on continue un schéma vieux comme le monde fondé sur de bons principes qui ne sont pourtant pas respecté. Enfin vous avez raisons, les élites sont conservatrices de leurs privilèges, seulement il faut se souvenir comment elles les ont obtenus!

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*