Quel visage a la politique française ?

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https://www.leseveilles.info/2016/08/22/politique
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Alors que l’élection présidentielle de 2017 approche à grands pas, quand est-il de notre système politique ? Est-il réellement efficace ? Retour sur un système déjà bien rodé, qui malgré les critiques et le scepticisme ne semble pas près de s’effondrer.

 

Un système politique déjà bien en place !

 

Le système politique français, qui est caractérisé par le système républicain est un système qui a connu une grande évolution dans le temps. La Révolution française de 1789 a permis la mise en place d’un système républicain. Cependant il fut pendant presque un siècle instable, connaissant trois républiques, deux empires et trois monarchies constitutionnelles. Néanmoins, cette période est des plus importante et déterminante dans les choix politiques d’aujourd’hui. En effet, pourquoi une révolution à t-elle eu lieu ?

 

Nombre d’historiens, vous le diront, Louis XVI, contrairement à son prédecesseure était un roi modéré près de son peuple et surtout près à effectuer des consensus au niveau du système politique mise en place à l’époque qui était alors la monarchie absolue. Durant la période révolutionnaire, il était prêt à mettre en place une monarchie constitutionnelle. Il est normal de préciser que ce changement intervenait du fait d’une pression accrue du peuple. Mais quel est le déclencheur du mouvement politique qu’est la révolution ? La réponse est simple, une crise économique sans précédent pour l’époque !

 

La crise économique de 1788

 

Cette crise économique due à l’effondrement du cours de la caisse d’escompte (considéré comme la potentielle ancêtre de la banque de France) a eu pour conséquence de conduire le trésor royal au bord de la banqueroute. Cette crise économique qui intervient durant un contexte économique lourd (du à l’engagement coûteux des Français dans la guerre d’indépendance américaine, et notamment à la construction d’une nouvelle marine afin de prendre notre revanche sur l’Angleterre et faire oublier la défaite de la guerre de Sept Ans) a poussé la population à remettre en cause le système politique de l’époque. Une grande contestation eut lieu contre la monarchie absolue et l’échec des réformes politiques entrepris par le roi conduisit la population à se soulever.

 

Entre 1789 et 1879, les différents systèmes politiques se succèdent (monarchies, empires et républiques). Jusqu’à la troisième république de Jules Ferry, qui instaure notamment un pouvoir législatif plus important, au détriment de l’exécutif. Néanmoins les deux guerres mondiales démontreront la limite de ce système. C’est sous le général de Gaulles, avec la cinquième république et la constitution de Michel Debré, qui donne plus de pouvoir à l’exécutif, que le système politique actuelle a été mise en place.

 

Une politique bipolaire

 

La politique française est caractérisée, comme la plupart des systèmes politiques des autres pays du monde en un système bipolaire marqué par la droite et la gauche et les deux principaux partis : le PS et les républicains (anciennement l’UMP). Cette rationalisation de la politique à des conséquences importantes, puisque depuis la fin du générale de Gaulles, la politique française varie entre la gauche et la droite et plus particulièrement les socialistes et les républicains.

Cette politique bipolaire montre une forme de redondance, quand on remarque les décisions prises par les deux principaux partis. Porté sur des valeurs communes: un carriérisme politique, un cumul des mandats et une formation similaire (énarque…). Le schéma politique français reste presque similaire qu’on passe d’un parti politique à un autre. Le fonctionnement du système politique français reste le même qu’on passe d’un parti à l’autre, puisqu’il est régi par la constitution qui divise ce système en 3 pouvoirs : le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Tout les trois pouvoirs sont indépendants, en théories puisque le législatif est composé de l’Assemblée nationale (parlement +sénat), composé de membres de divers partis politiques.

Si l’accent est mis sur ce système politique, c’est pour montrer au combien il est lourd et complexe. Mais est-il conforme à la démocratie ? En théorie, oui puisque le peuple élit ses représentants (le président, le maire…), mais les décisions restent prises par une poignée d’hommes à l’assemblée nationale et au gouvernement. Donc si la démocratie signifie, la transmission du droit :de proposer une loi, ou de voter pour cette dernière, ou encore de prendre de grandes décisions sans consulter le peuple (l’intervention française en Syrie),alors oui la France est une démocratie!

 

N’y a-t-il pas un autre modèle politique ?

 

À l’approche des élections présidentielles, on remarque dans les médias une effervescence médiatique des partis politiques. En effet, on nous rabâche à longueur de journée la possibilité d’une primaire à gauche pour le PS et à droite pour les républicains. On nous montre un système politique bipolaire avec deux choix possibles : la gauche et la droite. Il y a bien encore quelques parties comme le FN qu’on diabolise, ou encore les écologistes qu’on compare à des fous en dehors de la réalité, et je ne parle même pas des « petits candidats » de nouveaux partis, sur lesquels on met en garde et doute de leurs capacités. On nous lave le cerveau à longueur de journée avec une lessive plutôt plaisante et douce basée sur notre confort.

 

Le confort, c’est bien le mot qu’il faut dire ! On reste convaincu que rien ne va changer quoiqu’on fasse, parce qu’on nous endort dans un confort, qui nous masque pourtant une amère réalité. Le pays n’a jamais été aussi endetté, la croissance peine à repartir, notre agriculture est sur le point de mourir, notre identité est sur le point de changer, une crise financière sans précédent menace d’éclater du fait des politiques accommodantes des banques centrales qui font tourner la planche à billets jour et nuit ! Et pourtant, nous somme-la, à faire comme tout le monde, voter comme le voisin ou comme les médias nous diront de le faire. Il est important de réagir, car un jour il faudra rendre des comptes à nos enfants. Ils voudront savoir pourquoi ils n’ont pas grandi dans le monde qui aurait dû être le leur!

 

Le pouvoir est entre nos mains !

 

Au-delà d’un texte de révolte et militant, je tiens à montrer d’autres perspectives pour notre pays. La politique doit être au service de l’homme et non l’inverse ! À ce titre j’invite tout le monde à regarder les programmes des autres candidats, à rechercher quelle serait pour vous la forme de démocratie qui vous corresponde le mieux ! Une démocratie qui prend en compte chacun de vos besoins à notre échelle, tel était l’esprit des anciennes civilisations : comme les Grecques avec l’esprit de l’acropole ! D’autres choix sont possible, il suffit de sortir de son confort et donner une chance aux hommes de biens, car comme le disait l’irlandais Edmund Burke : « pour que le mal triomphe, il suffit que les hommes de bien ne fassent rien !»

6 Comments

  1. Le petit fera-t-il le jeu du gros jusqu’au bout ? En 1981 j’avais écrit au Parti Socialiste comme à Giscard d’ Estaing, dans la ligne de ma candidature aux Législatives de 1973 qui disait  » Droite, Gauche, des mots, rien que des mots ! J’ai peut-être inspiré Cl Cheysson qui résuma ainsi ma pensée. A l’époque J.P. Bachy au nom de la délégation nationale à l’emploi me répondit  » Votre projet rejoint d’assez près ce que nous proposons nous mêmes. Depuis longtemps le Parti Socialiste en effet, et plus spécialement François Mitterrand propose que les charges sociales des entreprises reposent non plus sur les salaires des employés, mais sur la valeur ajoutée qu’elles réalisent. »
    Quelle erreur de ne pas l’avoir réalisé ! C’est vrai que le Parti Communiste son allié – là aussi les défenseurs attitrés des petits ont fait le jeu des gros, sans le savoir – avait caricaturé la TVA en Tout Va Augmenter. On comprend que Mitterrand ait reculé. Depuis j’ai pensé que pour corriger le caractère injuste de la TVA il suffisait d’en redistribuer une partie forfaitairement à tous de façon à rembourser aux petits l’excès d’imposition. Cela aurait rendu cet impôt très juste , car progressif !
    J’aurais pu le leur suggérer car j’avais eu en 1976 la même idée en suggérant à Giscard de taxer lourdement le pétrole par une taxe entièrement redistribuée, ce qu’il faudrait faire encore avec la TIPP aussi injuste que la TVA. La crise du pétrole aurait été terminée et le chauffage électrique – une aberration unique au Monde – ne se serait pas imposée. C’est vrai que Giscard avait de la famille intéressée par la construction des cuves du nucléaire!
    Pour en revenir à votre article il est intéressant de constater que c’est un gros problème d’ Économie qui a provoqué la révolution. Je viens de lire sur Internet que la question économique préoccupe plus les citoyens que la sécurité.
    On constate partout une révolte contre les élites qui ressemble à la révolte contre la royauté et ses privilèges en 1789 type Brexit, Trump, Philippines, etc…
    J’ écrivais à Mme Jeanne Emmanuelle Hutin – femme du PDG d’Ouest-France il y a 1 mois : « le principal argument invoqué par les médias en faveur de l’ Europe est de peser comme les grandes surfaces avec leurs centrale d’achat sur la scène mondiale. Or Malraux disait « Le 21 e siècle sera spirituel ou on n’en verra pas la fin », rejoignant l’opinion de la Nasa en 2015. »
    Spirituelle c’est bien une caractéristique de l’intelligence il me semble, comme le rire est le propre de l’homme !
    « Le pouvoir est entre nos mains  » écrivez-vous, oui à condition de convaincre de mieux placés que nous, car « les idées mènent le Monde ! » écrivais-je en conclusion de ma 1ère profession de foi en 1973.
    C’est un peu le cas de Michel Santi conseiller de banques centrales des pays émergents qui écrit beaucoup sur La Tribune, en particulier un article « Une apologie des banques centrales » du 30 Août 2016, article depuis relégué même par Starpage par Ixquick se vantant d’être le plus confidentiel du Monde dans les articles négligés par manque d’intérêt !
    C’est vrai qu’après que j’y ai tapé la réponse suivante, personne n’a ajouté de commentaire :
    theodorum a écrit le 31/08/2016 à 19:00 :
    Vous avez raison : il faut tout remettre à plat !
    Ce n’est pas la BCE qui a ouvert les frontières aux pays pauvres et les a mis en concurrence avec nos travailleurs beaucoup mieux payés et accablés de charges sociales et environnementales, ce qui a provoqué nos dettes publiques monstrueuses, nous empêchant d’aider les pays pauvres par des prêts d’ ÉTAT à ÉTAT, ce qui les aurait mis à l’abri des capitaux privés spéculateurs et opportunistes, en fait tout ce dont se plaignait le Pr Bauchet économiste et président de Paris Sorbonne I en 1996 et qui changea d’avis après que je lui ai suggéré le rapprochement entre le développement de la dette publique et celui du commerce avec l’ Asie.
    Maurice Allais l’avait prévu, mais on n’ a pas écouté ce « prophète maudit » ou de malheur !
    L’intérêt des Q/E aura été au moins de nous confirmer que l’argent n’est même plus du papier, qu’un jeu – c’est le cas de le dire – d’écritures, et qu’il n’est de valeur que d’homme, à condition qu’il soit honnête intellectuellement et prêt à tout remettre à plat !
    La Pensée Unique est bien présente, et je suis bien placé pour en parler, quand on trouve de mes interventions à la page 49 de google. Pour le commerce si vous n’êtes pas en 1ère page ou en 2ème vous ne vendez rien !
    C’est vrai que ce sera difficile de réussir une nouvelle révolution avec les moyens modernes dont disposent les puissances actuelles !
    Il faudrait un miracle ! Des hommes de Bien, donc !

    • La dynamique des partis politiques n’est plus, les idées sont remplacées par le carriérisme et l’altruisme n’est plus qu’une vertu vouée à disparaitre! Il en va du bon sens d’indexé l’impôt et les taxes sur la valeur ajoutée, plutôt qu’a ce qui permettrait de l’obtenir!

  2. Comme je suggérais à Pierre Bauchet en 1996 de faire le rapprochement entre le développement de la dette et l’accroissement du commerce avec l’ Asie – véritable preuve que Maurice Allais- et moi aussi 37 ans avant de l’avoir connu- avait raison je fais aussi un rapprochement – encore plus spirituel mais d’actualité – avec une lecture retrouvée Mercredi et ce que je viens d’écrire, d’un Lorientais méconnu du 19e siécle :
    « Tout est possible à Dieu !
    Au Psaume 24,on lit : « Prends pitié de moi qui suis seul et misérable…quia unicus et pauper sum ego.
    « Unique et pauvre »: il y a des moments où l’homme s’aperçoit de sa misère pour la première fois…Tel est l’ abîme de la misère humaine qui offre toujours prise à un premier regard.
    Le mot ego plonge, quand on y réfléchit, dans de singulières pensées. Il est le mot de l’orgueil…Moi, dis-je et c’est assez…Ego est un mot latin, contracté suivant les lois de la langue grecque. Ego, egeo, de egere : avoir besoin.
    Ego : j’ai besoin. La langue humaine, quand elle dit moi, ego, porte jusqu’au ciel le magnifique témoignage de notre néant. Le nom de leur misère, les hommes l’ignorent étrangement. L’homme ne peut dire son nom, sans demander l’aumône.
    Ernest Hello
    PS – Comme quoi c’est une erreur de vouloir supprimer le latin et le grec, comme de vouloir 80 % d’une classe d’âge avec le Bac, quitte à en baisser le niveau et se couper de nos racines, chrétiennes aussi !

    • Il est évident, que le latin et le grec ont un intérêt certain, comment lire les anciens manuscrits sinon? On n’invente rien et l’histoire se répète! Quand au Bac, il s’agit d’une des plus grande supercheries qui soit, l’éducation, qui devrait être la priorité est bradé. Il fut un temps ou avoir un bac représentait réellement quelque chose! Mais il ne faut pas se leurrer, on n’apprend plus aux élèves à réfléchir, à devenir un citoyen. L’éducation devient un conditionnement sans valeur, sans morale!

  3. Nouveau ! L’article  » Apologie des banques centrales  » de Michel Santi l’économiste suisse réputé est visible à nouveau sur Startpage par Ixquick preuve peut-être que la situation évolue et que j’ai peut-être eu raison d’écrire un jour au Ministère de l’ Industrie: « un jour vous serez peut-être contraints et contents d’appliquer mes idées ! »
    A part ça, tout à fait d’accord avec ce qui précède immédiatement !

  4. En effet, il a raison c’est les politiques qui sont défaillantes et pour cause, elles ne sont pas qualifiés ou par manque de rationalité ou d’intérêt ne font pas ce qui doit être fait. A l’approche de l’élection présidentielle, on assiste à un balai médiatique, qui ne met pas en exergue les idées, mais les candidats, comme de vulgaires star de télé réalité. Les médias influencent ainsi le pouvoir du grand nombre: Le vote et comme on le sait les grands médias appartiennent à des groupes industrielles et financiers, les intérêts privées passent avant l’intérêt du plus grand nombre. Tout est expliqué dans cet article: http://leseveilles.info/2016/09/11/vote-rendre-democratique/
    Il faut changer de modèle et ne pas avoir peur de recourir au vote blanc!

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