Comment la valeur des biens économiques est-elle définie ?

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https://www.leseveilles.info/2016/07/18/valeur-biens-economiques-definie
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Selon les économistes néoclassiques, et plus particulièrement Jean Baptiste Say, la valeur des biens et services est déterminée en fonction de l’usage donné à ces mêmes objets et services. Mais aujourd’hui crée-t-on réellement un usage aux objets ?

 

Selon la « loi de Say », les débouchés créent la valeur. En effet, selon Say l’offre créer sa propre demande. Plus on produit un bien ou un service, plus il va créer des débouchés qui créeront à leur tour une demande et donc de la valeur. Ce n’est pas un hasard, si le niveau de richesse a augmenté continuellement, car la production a augmenté proportionnellement au niveau de richesse. Ainsi la valeur des biens et services dépend de son utilité et des débouchés qu’il créer. Cette notion semble particulièrement vraie pour tous les produits et services primaires.

 

La monnaie comme outil de transfert de valeur

 

La monnaie a alors un rôle de transfert de valeur entre les biens et services qui sont vendus aux acheteurs. Mais chaque produit et service sont vendu via la monnaie pour pouvoir acheter d’autres produits et services. Par exemple pour produire du tissu, un manufacturier aura besoin de laine. Ainsi il achètera de la laine au producteur contre de l’argent. Mais ce producteur achètera à son tour des vêtements qui seront produits avec sa laine, ou de la nourriture. Ainsi la monnaie ne sert que d’intermédiaire de valeur pour l’acquisition d’autres produits.

 

La monnaie est-elle un bon système pour mesurer la valeur ?

 

 

Avec la monnaie, on rend universel le système d’échange puisqu’il est réalisé avec un outil commun qui est la monnaie. Ainsi l’achat de blé peut ce faire par tous le monde et nul besoin de réciprocité entre les biens échanger. En effet sans monnaie, un acheteur de blé devrait avoir un bien ou service auquel le producteur de blé aurait besoin pour accroître et optimiser son achat. Donc la monnaie a cet avantage d’universalité et de facilité grandement nos échanges. Mais sommes-nous toujours gagnants de cette universalité ?

 

La monnaie a amené avec elle une multitude d’acheteurs, et du fait de son échangeabilité, elle a aussi amené les spéculateurs. En effet, prenons l’exemple de notre producteur de blé. Une mauvaise année a amené une faible récolte et donc les moulins qui achètent le blé pour en faire de la farine vont prévoir cette mauvaise récolte et chercher à acheter le plus de blé possible pour fournir leurs propres demande. Le cours du blé va donc augmenter. Mais alors qu’un produit était généralement impacté par une filière (la filière des céréales), puisque les échanges sans monnaies fonctionnaient sur la réciprocité, avec la monnaie on pourra voir arriver d’autres acheteurs qui vont chercher à acheter du blé dans le seul but de pouvoir spéculer sur la valeur et revendre se blé encore plus cher. Un outil d’échange commun à tous favorise donc cette spéculation de telle sorte qu’une monnaie commune telle que l’euro permet une grande spéculation sur les valeurs européennes.

Mais comment peut-on mesurer la valeur d’un bien ou service ?

 

Outre l’outil, qu’est la monnaie, la valeur d’un bien ou service selon Jean-Baptiste Say est déterminée vis-à-vis de l’usage qu’on en fait. En effet, une voiture pour une personne qui travail à 100Km de son domicile, n’aura pas forcement la même valeur, que pour une personne qui travail à 500 mètres de son domicile. La notion de perception du besoin est donc ici importante. En somme, la notion de valeur est déterminée par la perception de l’utilité qu’aura l’individu du bien ou service acheté.

 

Une théorie contestée

 

La loi de Jean Baptiste Say a été contestée à de nombreuses reprises notamment par John Maynard Keynes. En effet selon lui ce n’est pas l’offre qui créer le besoin comme le prétend Say, mais la demande. Cependant la réelle question serait: comment savoir qu’elle sera le nouveau besoin des consommateurs si on ne leur propose aucun produit ? Est-ce que des firmes comme Apple ou Microsoft ont créé l’ordinateur à partir d’une demande précise ou d’une perception que ces derniers avaient de la demande ?

 

Il semble que la notion de perception de la demande et de l’offre pourrait être au cœur des marchés. Après tout un investisseur n’investit-il pas sur la perception qu’il ait du potentiel ou des résultats futurs de l’entreprise ? Un consommateur ne consomme-t-il pas en fonction de la perception de la satisfaction que vont lui engendrer ses achats ? Un épargnant n’épargne-t-il pas en fonction de la perception de l’utilisation future de son argent pour accroître sa satisfaction ou son profit ?

 

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