Les sanctions russe, ou l’échec diplomatique européen

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Les sanctions européennes, dans un contexte tendu

Les sanctions européennes décidées contre la Russie lors de la crise ukrainienne et du rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, ne semble pas avoir les effets escomptés, ils ce pourrait même que ces sanctions aient des effets pervers.

 

La crise ukrainienne a causé de graves troubles en Europe et a eu des répercussions importantes. Ce conflit larvé qui remonte à la guerre froide, fait surface dans un contexte politique très tendu dans la région. En effet, désireux de quitter l’influence de la mère, de nombreux états de l’ex-URSS, tendent à se rapprocher de l’Union européenne et donc indirectement des États-Unis. Cette situation maintient donc un climat de tension et ça peut se comprendre. Les États-Unis ont bien compris que l’Eurasie est la clé, et l’Ukraine se situe à l’entrée de l’Eurasie. Quant à la Russie, elle ne permettra pas une réduction de son espace d’influence et n’abandonnera pas la population « prorusse » de ces états.

 

Lors du conflit, la Russie a donc récupéré la Crimée et probablement soutenu les forces de l’opposition lors du conflit. En conséquence et du fait du soutien de l’Union européenne à l’Ukraine, cette dernière a émis des sanctions à partir de mars 2014 envers la fédération de Russie. Ces sanctions se sont traduites par une liste de personne russe interdite de territoire et de détenir des actifs dans l’Union européenne. Ou encore une interdiction d’échange financier entre des entreprises européennes avec 5 banques russes, 3 entreprises des secteurs de l’énergie et de l’armement. Enfin l’interdiction d’exporter de l’Union européenne vers la Russie toutes technologies militaires ou armes et toutes technologie et matériel de forage.

 

Les sanctions à l’égard de la Russie ont eu des répercussions sur l’économie russe. Elles ont accentué l’inflation en Russie. Cependant la Russie a décidé de mettre en place un embargo contre les denrées alimentaires européennes qui a été très préjudiciable pour l’économie européenne. Sans compter qu’avant la mise en place de ses sanctions, l’Union européenne mettait en place un système de visa facilité pour les Russes, afin d’accroître la masse de touristes russes vers le vieux continent. Mais comment sont décidées les sanctions économiques ? Sont elles vraiment efficaces et si oui sous quelle stratégie ?

Retour sur l’efficacité des sanctions économiques

Les sanctions économiques sont choisies en fonction des faiblesses des belligérants visés. Par exemple les sanctions envers l’Afrique du Sud entre 1963 et 1994 ayant pour but de mettre fin à l’apartheid, se sont traduites notamment par un embargo des pays exportateurs de pétrole. Le choix de cet embargo étant stratégique puisque le pays était dépourvu de ressource pétrolière ou de stock important. Dans le cadre des sanctions européennes contre la Russie, la cible est avant tout la monnaie, le but étant de dévaluer le plus possible le rouble. Cependant les sanctions économiques peuvent avoir des conséquences perverses ou ne pas aboutir si cette décision n’est pas collective.

Lors des sanctions contre l’Afrique du Sud et de l’embargo des pays exportateurs de pétrole, l’Iran a refusé de rentrer dans la coalition des pays exportateurs de pétrole et a donc continué d’exporter du pétrole en Afrique du Sud. L’Iran devint ainsi le principal fournisseur du pays et malgré un coût élevé pour effectuer des réserves de pétrole digne de ce nom, la politique de l’apartheid fut abolit dans les années 1990 sans que l’embargo eu l’effet escompté.

Des sanctions ayant des effets pervers

La Russie a contre attaqué les sanctions européennes en introduisant un embargo majeur sur les denrées agricoles européennes.

Cet embargo est plus que préjudiciable puisqu’il est à l’origine de l’effondrement des produits agricoles européens et permet la perte du marché russe qui était le troisième partenaire économique de l’Europe.

Enfin, la Russie c’est tourné vers la Biélorussie, la Chine et la Turquie qui sont aujourd’hui sont garde mangé, sans compter qu’elle est redevenue indépendante sur la production de nombreux produits agricoles. Quant aux technologies militaires que la France vendait aux russes, elle les brade. C’est le cas des deux Mistrals qui furent vendus pour 950 millions d’euros à l’Égypte, soit le prix des indemnités versé par Paris à Moscou pour la résiliation du contrat. Et l’ironie du sort, c’est que l’Égypte souhaite acquérir auprès de la Russie, les équipements qui devaient être destinés aux Mistrals. Il serait donc temps d’arrêter le fiasco qu’entraîne cette politique de sanction qui est à ce jour plus préjudiciable à l’Europe qu’elle ne l’est à la Russie !

 

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