La France finance-t-elle l’échec ?

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https://www.leseveilles.info/2016/06/18/france-finance
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La recherche en France, toujours en souffrance!

« Il est à craindre que l’attractivité de la recherche publique continue de se dégrader et que cette culture ne soit pas transmise à la génération qui vient. Le risque est que notre pays la France décroche irréversiblement. Ce sera une catastrophe intellectuelle et économique. » Alain Prochiantz

 

Cette phrase d’Alain Prochiantz, chercheur en neurobiologie, professeur et administrateur du collège de France laisse songeur. Et pour cause, la stratégie de Lisbonne qui visait de faire du vieux continent l’économie de la connaissance est un échec amer. Cette stratégie qui visait alors d’investir au moins 3% de son PIB dans la recherche et le développement n’a pas abouti.

Cet échec est-il justifié ? Quel avenir pour la recherche et le futur de notre pays ? Certains diront que nous avons connu en cours de route deux des plus grandes crises économiques de notre histoire, ou que cet effort nécessite du temps, mais ont-ils réellement raison ?

 

Une réalité étonnante!

Selon Alain Prochiantz, il faudrait 12 milliards d’euros pour financer la recherche dans le privé et 4 milliards dans le public afin de nous permettre d’inverser cette tendance. Pour vous donner un exemple, les allocations chômages représentaient en 2012 pas moins de 20,47 milliards d’euros selon l’institut Montaigne. L’utilisation du chômage comme statistique est intéressante, puisqu’il semble être l’une des conséquences du manque d’investissement dans la recherche, selon Alain Prochiantz. En effet une des explications des 750 000 emplois industriels perdus en dix ans serait due en partie au manque de financement de la recherche.

Cette comparaison est édifiante, la France propose un système d’éducation publique quasi gratuit (hormis les droits d’inscriptions qui sont faibles), qui permet un grand nombre de diplômés (43,6% des 30-34 ans sont titulaire d’un diplôme d’études supérieur en France, contre 31,9% en Allemagne par exemple), mais ne semble pourtant pas miser sur leurs réussites. Que penser des politiques publiques ? Pourquoi accorder une grande part des dépenses publiques dans les allocations chômages, alors que dépenser dans la recherche créerait de l’emploi et donc diminuerait logiquement le nombre de chômeurs ?

C’est assez paradoxal de voir qu’en France on ne traite que les symptômes et non les causes, cependant, il n’est pas trop tard pour inverser la tendance. Ce qui se joue n’est autre que le devenir de notre économie et des lumières françaises, qui si cette tendance continue, déclineront tels que les budgets alloués à la recherche.

8 Comments

  1. Chercher la cause c’est bien : encore faut-il ne pas prendre les conséquences pour la cause  et ne rien exclure comme le fait la pensée unique ou totalitaire.
    S’en prendre aux allocations chômage c’est s’attaquer aux dépenses alors que c’est surtout de demande que nous manquons et c’est oublier le manque de recettes. C’est donc s’enfermer dans
    un système de pensées orthodoxe , c’est prendre des vessies pour des lanternes !
    Alfred Sauvy, économiste distingué , déclarait le 4 Avril 1981 à Ouest-France « La raison essentielle du chômage, c’est le déficit important de nos échanges extérieurs, en raison du prix des matières premières et de l’énergie que nous achetons à l’étranger. Pour que le trou ne soit pas trop béant, nous retenons l’économie. Comme on tire sur les rènes d’un cheval. Nous ne voulons pas lâcher la bride pour ne pas accentuer encore notre déséquilibre extérieur. Si nous faisons une relance, une partie de la demande va s’en aller à l’extérieur. C’est un peu comme si on essayait de gonfler un ballon crevé. N’importe quel enfant sait cela. »
    Dans cette interview il déclarait aussi « Je crois qu’un jour ou l’autre nous serons obligés de réduire la consommation de carburant par la voie des prix. Je ne suis pas seul à le dire. La Banque Mondiale comme le FMI se sont exprimés dans le même sens, non seulement vis à vis de la France , mais vis à vis de l’ Europe. L’ Europe est en pleine déviation, cela coûtera fort cher.  »
    Depuis cette époque le réchauffement climatique est venu ajouter une raison supplémentaire à ce raisonnement, et l’idée de répartir une quote-part de la TIPP comme de la TVA ou d’autres taxes a vu le jour, aboutissant à une incidence variant avec le niveau des revenus, donc juste car nous obligeant tous à économiser.
    Mais il faut monter plus haut et voir le coté recettes. C’est là que nous trouvons Maurice Allais qui dénonçait le libre échange avec des pays inégaux, comme si on pouvait entrer en concurrence avec des pays sans charges sociales et aux salaires dérisoires sans parler des taux de change. C’est exposer ses compatriotes au chômage, c’est « importer » le chômage comme écrivit un jour Pierre Bauchet Professeur d’ Économie et Président de Paris I Sorbonne en 1995.
    43,6 % de diplômés du supérieur contre 31,9 % en Allemagne, vu les statistiques du chômage que cela a donné montre bien qu’ il ne suffit pas d’avoir des diplômés pour vaincre le chômage : cela n’a rien à voir. D’autant plus que ce n’est pas le progrès qui est la source du chômage, mais la concurrence. Le progrès n’est qu’un gain de temps, on peut en faire ce qu’on veut. Le chômage c’est du gain de temps stocké sur un nombre restreint de têtes, on pourrait aussi le partager.
    Si il y a quelque chose à changer c’est bien de remplacer les cotisations qui alourdissent les prix et la compétitivité, d’autant plus que la TVA s’y ajoute sur le plan intérieur, par la TVA et une TVA « ajustée » . On comprend alors pourquoi on nous enferme dans un problème de dépenses, nos dirigeants étant juge et partie…(non) prenante en la matière. D’ où la retraite à 65 ans .
    Alain Prochiantz est peut- être un bon neurobiologiste, mais pas un bon économiste : chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

  2. En effet, la comparaison avec les allocations chômages est intéressante, puisqu’on compare ce qui créer de la valeur et de l’emploi (la recherche qui peut déboucher sur de l’emploi, de l’innovation et donc une réelle valeur ajoutée et un réel avantage concurrentiel) et sur des actifs qui ne sont pas utilisés correctement dans le circuit économique (les chômeurs). A mon avis le problème viens pas des allocations, mais plus particulièrement du niveau d’imposition des pays. Car comme je l’écris dans cet article: http://leseveilles.info/2016/12/10/politique-de-loffre-demande/ un niveau d’imposition trop important comme c’est le cas en France, sur ce qui permet la valeur, démoralise les acteurs et l’utilité du travail déccroit par rapport au loisir. L’Allemagne et le Royaume-Uni l’ont bien compris, c’est pour cette raison que leurs protections sociales sont mieux adaptées pour lutter contre le chômage. En France on l’encourage en dévaluant le travail. Donc sur ce principe, il faut réfléchir correctement aux réelles politiques qui permettraient le plein emploi, le soutien à la recherche en fait partie, car la fuite nos cerveaux ne nous rapportes rien et une baisse de notre pression fiscale semblerait relancer l’offre et la demande, car on jouerait sur les deux leviers principaux à savoir les entreprises qui embauchent et les ménagent qui consomment !

  3. L’Allemagne et l’ Angleterre ne sont pas des modèles d’égalité alors que c’est cela qu’il faut viser si on ne veut pas que le Monde explose ou soit livré aux extrêmistes type TRUMP ou LE PEN.
    Réduire les allocations chômage pour financer la recherche c’est déshabiller Pierre pour habiler Jacques. Il y a mieux à faire, à condition de ne pas subir la pensée unique qui veut nous enfermer dans un système où il s’agit seulement de réduire les dépenses sans remettre en question les inégalités croissantes.
    Reposons nous la question, essayons la logique inverse, comme le notait Philippe Séguin qui envisagea un référendum pour l’emploi en 1994, sur mes mesures. Il n’osa pas aller au bout !
    Tournons nous vers le problème des recettes de l’ ÉTAT minées par le système actuel ou concurrences déloyales faites à l’emploi : travail au noir, bricolage, robotisation et délocalisations,
    toutes dispensées de charges.
    Plus que de réduire les handicaps du travail, en remplaçant les charges sociales par la TVA, il s’agit surtout de taxer le non-travail , l’ ÉTAT innovant – cela serait vraiment nouveau ! – en indexant la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % avec un maximum déductible de 2 fois le SMIC par emploi. Toutes les entreprises seraient astreintes à ce qu’elles souhaitent toutes, augmenter le pouvoir d’achat de leurs clients éventuels, ce qu’elles n’osent pas commencé, faute du
    « LA » du chef d’orchestre, l’ ÉTAT.
    Ce serait d’autant plus facile qu’augmenter les salaires ou embaucher coûterait 2 fois moins à valeur ajoutée égale, et l’ ÉTAT perdrait 2 fois moins en cas d’innovation : il en aurait donc les moyens !

  4. Il ne faut quand même pas oublier que les partenaires sociaux paient des cotisations ce qui est une contrepartie de leurs allocations chômage. On ne peut en disposer, surtout si on entend diminuer leurs indemnités !

  5. En matière sociale, en effet, l’Allemagne et le Royaume-Uni ne sont pas des exemples parfait d’égalité. Mais en matière de travail et de lutte contre le chômage, ces deux états le sont plus que nous. Si vous relisez mon commentaire, à aucun moment j’ai stipulé qu’il faudrait baisser les allocations chômages. Il faut redonner la valeur TRAVAIL en le revalorisant, en diminuant la fiscalité excessive et surtout inadapté. Il ne faut pas taxer ce qui permet la richesse (le travail), mais la richesse elle même comme le fait très justement la TVA qui est un impôt juste basé sur le principe pigouvien. Enfin « ces extrémistes » ne sont pas une menace pour la liberté ou la promesse d’un chaos, il s’agit du populisme ou plutôt de la voie du peuple. On peut qualifier Trump de démagogue, mais la révolution française à son époque était de la démagogie pour le pouvoir royal et regardé aujourd’hui ou nous en sommes! Critiquer le score des « extrêmes » c’est critiquer en somme la voie du peuple fatigué par plus de 30 ans de politiques « gauche-droite » qui accentue les inégalités et qui pense global plutôt que local. Notre situation économique actuelle n’est pas une fatalité, il ne s’agit que de choix économiques portés par des énarques qui pensent connaitre le monde, mieux que ceux qui le composent? Combien de temps de déception faudra t-il avant que nous comprenions?

  6. C’est Alain Prochiantz qui a l’air de proposer une diminution des allocations chômage pour stimuler la recherche en augmentat ses crédits la recherche permettant l’innovation, donc la compétitivité et la baisse du chômage.

  7. Ce n’est pas vous c’est Alain Prochiantz qui spécule sur le magot que représentent les indemnités chômage et s’il n’est pas question de mépriser le peuple je vois quand même que Trump comme M. Le Pen sont très loin des mesures que je propose et qui sont sensées et logiques. Un jour M E Leclerc disait que l’avenir de la pêche n’était lisible nulle part mais à l’époque j’avais ma propre grille de lecture et pour moi l’avenir de la pêche était lisible.
    A condition d’en finir avec les grandes surfaces véritables parasites de l’ Économie, qui bétonnent à outrance le paysage Français pour ne pas payer d’impôt sur les bénéfices et sauvegarder leurs parts de marché, grandes surfaces pourtant péblicitées par le peuple !
    Cela dit, je suis d’accord avec votre conclusion !

  8. Il s’agit d’une simple comparaison. Vous avez raisons, il faut contrer l’abus de position dominante des grandes surfaces et des multinationales qui profitent de la mondialisation à tous les points de vues et qui détruisent nos petites entreprises. La mise en place d’un taux de TVA dégressif en fonction de la taille des entreprises, du rayon d’action (par exemple pour l’agriculture en favorisant le local) semble être une réponse efficace. Vous n’avez cas relire mon article sur le sujet : http://leseveilles.info/2016/11/26/propositions-lagriculture-francaise/
    Il est temps que le bon sens soit entendu !!

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